Calls for Papers / Appels à contribution : “Ancient Greek and Roman painting and the Digital humanities”, 6th-8th August 2018, Tufts University.

00010002

The deadline for proposals is Friday 16 February 2018. The proposed papers should be sent by e-mail to the following address: digmilconference@gmail.com. Decisions will be made in April 2018.

Les travaux sur la réception de l’antique/le rapport à l’antique dans les arts (textes/œuvres/artistes) sont également bienvenus.

PDF FRENCH version

Les Nouveaux Modernes recommandent : Appel à communication / Call for paper – Centre d’études médiévales de l’Université de Montréal, “Rencontres, conflits, échanges : l’espace méditerranéen au Moyen Âge”, date limite, 31 décembre 2017.

00010002

English Version – Call for Papers – Meetings Conflicts Exchanges_Mediterranean Space in the Middle Ages

Appel à articles – Call for papers : Studiolo nº15/2018, “Femmes, art et Italie – Donne, arte e Italia”. Remise des articles – Deadline : 15 décembre 2017

Chers amis,

vous trouverez ci-joint la publication de l’appel à articles pour Studiolo 15 – 2018.

Publiée par l’Académie de France à Rome, Studiolo est une revue annuelle d’histoire de l’art dédiée aux échanges artistiques entre l’Italie, la France et l’Europe de la Renaissance à nos jours.

Le dossier de Studiolo 15 sera consacré au thème : Femmes, art et Italie.
Longtemps écartées de l’apprentissage et de la pratique artistique, réduites à s’exprimer dans des genres secondaires, les femmes ont progressivement conquis autonomie et reconnaissance, réussissant peu à peu à concilier identité féminine et vocation artistique.

Les articles peuvent être publiés en trois langues, français, italien et anglais et doivent être inédits. Ils devront être remis avant le 15 décembre 2017.

studiolo_15_appel_articles_français

studiolo_15_appel_articles_it

– Paraître et Disparaître : l’art et ses objets perdus

Les étudiants et étudiantes en histoire de l’art et études cinématographiques de l’Université de Montréal invitent leurs collègues des cycles supérieurs ainsi que les professeurs à participer à son 3ème colloque qui aura lieu les 5 et 6 novembre 2015 sous le thème « Paraître et Disparaître : l’art et ses objets perdus  ».


Vous trouverez l’appel à communication et le formulaire de participation sur notre page Tumblr (colloqueharudem.tumblr.com ).

Si cela vous intéresse, merci de nous envoyer votre proposition (300 mots environ) en format word ou pdf accompagnée d’une courte bio-bibliographie.

*La date limite pour soumettre une proposition de communication est le 15 juin 2015.
N’hésitez pas à nous contacter au colloqueharudem@gmail.com pour plus d’informations.


Vous pouvez aussi nous suivre sur les médias sociaux:

Facebook: Colloque en histoire de l’art de l’Université de Montréal

Twitter: @colloqueharudem

Au plaisir,
Marianne Raymond

Coordonnatrice, Colloque « Paraître et Disparaître : l’art et ses objets perdus  »

Paraître et disparaître : l’art et ses objets perdus

L’art, comme ensemble des procédés de fixation des apparences, vise à pérenniser ce qui est voué à l’usure, à la dissolution. En peinture, l’art du portrait s’inscrit dans une telle entreprise, permettant de soustraire le visage aux outrages du temps, de le conserver pour la postérité. Du moins jusqu’à ce que l’oeuvre disparaisse, comme ce fut le cas de la Joconde, dont le vol en 1911 fit la manchette des journaux. Paradoxalement, c’est par sa disparition que la toile de Léonard de Vinci acquit sa notoriété, voyant sa présence — ou son aura, comme le dirait Walter Benjamin (2012) — décuplée par le battage médiatique (Stevens 2013). Cependant, la présence de l’oeuvre de De Vinci, une fois le tableau restitué au musée, n’est-elle pas menacée par la prolifération de ses copies, de ses reproductions et de ses transpositions ? De plus, ne pourrait-on pas dire que la Mona Lisa, avant d’être volée, était déjà une oeuvre perdue, orpheline d’un contexte historique et social révolu (Gombrich 1983) ?

L’art est un théâtre de la présence et de l’absence, où le paraître est inextricablement lié à un disparaître. En effet, les oeuvres n’existent qu’en se matérialisant à travers différents supports : des formes d’art canoniques que sont les sculptures, les tableaux ou les gravures par exemple, jusqu’aux dispositifs, installations, performances, arts vivants, logiciels, supports numériques, analogiques ou photosensibles. Multiples, ces formes du paraître sont exposées à de nombreuses altérations. De fait, le support matériel de l’oeuvre (ou ses dispositifs techniques) est sujet à des interventions humaines directes, comme le vol, le vandalisme ou l’iconoclasme, ou encore à différents processus temporels comme la détérioration, l’usure ou l’obsolescence. Ces facteurs de disparition, qui soulèvent bien entendu des problématiques de conservation (spécialement à l’ère du numérique), engagent également des réflexions sur la transmission des connaissances, au moyen des archives, des dispositifs muséologiques, des copies, des témoignages, des films ou des photographies. La réflexion autour de la conservation est aussi une préoccupation pour des artistes qui pratiquent la performance, l’art furtif et l’art autodestructeur, qui sont éphémères et donc programmés pour disparaître.

Toutefois, ce n’est pas seulement la matière qui disparaît : les oeuvres qui traversent les siècles voient aussi nécessairement leur sens s’effriter en raison de la perte de leur contexte d’origine et des connaissances nécessaires à leur compréhension. Les oeuvres participent d’une écologie sociale complexe et historiquement marquée dont elles ne peuvent être extraites sans que leur sens et leur essence ne s’en trouvent également appauvris. C’est pourtant en s’adaptant que les oeuvres évitent leur disparition. Comme l’a montré Aby Warburg dans tous ses travaux, une image survit en se faisant caméléon, en se transformant pour venir habiter des temps qui ne sont pas ceux de son origine. Les oeuvres, ou les images, comme les a comprises Hans Belting, résistent à la destruction de leur support matériel en venant s’imprimer dans les mentalités (2004 : 15). Une disparition ne serait donc jamais définitive : tout paraître est sujet à un réapparaître. Ainsi reviennent des formes ou des pratiques abandonnées, désuètes ou oubliées, désormais reprises dans un nouveau contexte (Didi-Huberman 2000).

Considérant les multiples avenues de réflexion possibles autour du thème, le colloque souhaite engager des discussions à propos des axes suivants :

  • Procédés : techniques, médiums, usages de dispositifs, poïétique, processus, codes ;
  • Objets : volés, détruits, déplacés, détériorés, immatériels, difficulté d’accès (légale ou physique), perte du contexte de réception et de diffusion, art furtif, art éphémère, iconoclasme, art funéraire, art autodestructeur, mode, institutions muséales, expositions ;
  • Traces : copies, problèmes méthodologiques liés aux archives, traces des processus de création d’oeuvres disparues, conservation et restauration, reconstitutions, productions artistiques ayant pour thème des objets disparus.

Nous invitons les étudiantes et étudiants des cycles supérieurs ainsi que les professeurs, chercheurs et professionnels de musées, de tous les horizons disciplinaires, à soumettre une proposition de communication de 20 minutes avant le 15 juin 2015. Pour nous transmettre votre proposition, vous devez remplir le formulaire prévu à cet effet et nous le retourner à colloqueharudem@gmail.com. Pour toute question concernant le colloque, vous pouvez nous écrire à la même adresse.

Bibliographie

BELTING, Hans (2004). Pour une anthropologie des images. Traduit de l’allemand par Jean Torrent, Paris : Gallimard, Coll. « Temps des images ».

BENJAMIN, Walter (2012). L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, Paris: Gallimard, Coll. « Folio Plus ; Philosophie ». [1939]

DIDI-HUBERMAN, Georges (2000). Devant le temps. Histoire de l’art et anachronisme des images, Paris : Les Éditions de Minuit, Coll. « Critique ».

GOMBRICH, Ernst (1983). « L’image visuelle », L’écologie des images. Traduit de l’anglais par Alain Lévêque, Paris : Flammarion, Coll. « Idées et Recherches », p. 323-349.

STEVENS, Bethan (2013). « Spekphrasis : writing about lost artworks, or, Mona Lisa and the museum », Critical Quarterly, vol. 55, n°4, p. 54-64.